Ballons de rugby vintage
  

De la barette au rugby



Nombre d'élèves d'écoles parisiennes ou provinciales ne s'adonnent pas vraiment au football-rugby mais à un jeu qui lui ressemble beaucoup : la barette. En général, celle-ci est ovoïde, constituée d'une vessie de caoutchouc enrobé de cuir et mesure trente centimètres de long sur vingt de large. Ce sport se pratique sur un terrain ou une place assez grande pour permettre le déplacement de vingt à trente joueurs divisés en deux équipes. Il est possible de tirer dans la barette ou de la prendre avec les mains et l'emporter vers le but adverse.

Pour marquer des points, deux méthodes : soit, d'un coup de pied, envoyer la balle entre deux poteaux puis lui faire toucher terre ; soit, le ballon entre ses mains, contourner le but et le déposer entre les poteaux. Si un joueur n'y parvient pas et le pose juste derrière la ligne de but, il remporte un avantage et a droit à un coup franc. Il doit alors faire passer la barette entre les poteaux.

Ce qui fait la spécificité de ce sport, c'est que tout contact violent ou geste agressif est prohibé. On peut poursuivre son adversaire ou se mettre en travers de son chemin mais sans luttes. Il suffit d'effleurer celui qui porte la barette et s'écrier : « touché ! » Dès lors, la partie s'arrête et l'on forme une mêlée. En résumé, c'est une réplique, la violence en moins, du rugby. Celui-ci va, néanmoins, vite prendre le dessus.

Le premier championnat interscolaire débute en 1890 avec trois équipes, huit l'année suivante et une petite quinzaine en 1892. Les clubs se multiplient en Province. Le nombre d'adhérents s'accentuent dans chaque club. Les joueurs civils participent à des matches presque tous les jours, à côté de leurs études, de leur travail et de leur vie de famille. La qualité de leur jeu s'améliore. A cette époque, le rugby est largement plus pratiqué que le football.



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